
Nous pouvons relever 4 principales limitations au firewall
:
Le firewall ne protège pas contre les attaques qui
ne passent pas par celui-ci : les utilisateurs du réseau
privé, irrités par le système didentification
additionnel requis par les services ou le serveur proxy
du firewall peuvent être tentés dobtenir
une connexion directe avec un provider Internet.
Ce type de connexion contourne le plus abouti des firewalls
et ouvre un chemin daccès potentiel aux attaques
de lextérieur.
Le firewall ne protège pas contre les utilisateurs
imprudents : sortie d'information de l'organisation sur
support physique
Le firewall ne prévient pas contre le transfert
de fichiers infectés par un virus : parce quil
y a une multitude de virus différents, dOS
et de manières dencoder et de compresser les
fichiers, un firewall peut difficilement scanner chaque
fichier dans lespoir incertain den déceler
un.
Les organisations doivent dès lors être conscientes
quil est nécessaire dinstaller des antivirus
sur chaque station, la protection ne pouvant se faire efficacement
quà ce niveau.
Le firewall ne prévient pas contre les applications
du type Cheval de Troie : le Cheval de Troie est un programme
à lapparence sans dangers, mais qui se révèle
une fois exécuté, une véritable menace
pour lorganisation.
Par exemple, un Cheval de Troie exécuté sur
une station hôte peut modifier les fichiers relatifs
à la sécurité, rendant laccès
plus aisé pour un intrus désirant sintroduire
dans le système.
On le voit, limplémentation dun firewall
soulève une série de questions dont la portée
dépasse largement celle du firewall en lui-même
et va dépendre essentiellement de la politique de
sécurité mise en oeuvre.
Les décisions principales lors de la mise en place
d'un firewall doivent s'organiser ainsi :
Lorientation du firewall : lorientation du firewall
décrit la philosophie de sécurité du
réseau interne.
On peut distinguer deux types d'orientations opposées
:
- Tout ce qui n’est pas spécifiquement permis est interdit
: le firewall empêche tout trafic, tous les services
désirés devant être implémentés au cas par cas.
Cette approche procure un environnement relativement sain,
mais il est relativement lourd dans le sens où la sécurité
prévaut sur la facilité d’emploi.
- Tout ce qui n’est pas spécifiquement interdit est
permis : le firewall doit vérifier tout le trafic,
tout service potentiellement dangereux étant éliminé cette
fois aussi au cas par cas.
Cette approche procure un environnement flexible et riche
en services offerts. Mais la sécurité en devient évidemment
bien plus difficile à réaliser.
De ces deux positions extrêmes, on peut évidemment
choisir une orientation intermédiaire, position qui
sera tributaire du type dorganisation sur laquelle va
se greffer le firewall.
La politique de sécurité du réseau
: Le firewall est donc un élément dun
ensemble de mesures liées à la politique de
sécurité de lorganisation, celles-ci
devant définir de manière relativement précise
ce qui devra se trouver dans et hors du périmètre
de sécurité.
Cela nécessite une analyse pertinente mettant en
évidence les risques éventuellement assumés
de ceux que lorganisation ne peut accepter.
Sans cela, le plus abouti des firewalls peut ne servir à
rien.
Le coût du firewall : Cet aspect est un critère
important de la mise en ouvre dun firewall. En effet,
la complexité de celui-ci peut faire varier la note
de plusieurs centaines de milliers de francs voire même
de millions, sans compter la nécessaire maintenance
et le monitoring.
Une analyse précise éclairée par les
conseils dexperts peut avoir des avantages certains
dans le cas de budgets serrés.
Les composants du firewall : A la lumière des différentes
analyses précédentes, on peut alors définir
les éléments que va requérir le futur
firewall.
Un firewall typique est composé dun ou de plusieurs
des composants suivants :
- un routeur filtre de paquets
- une passerelle de niveau applicatif
- une passerelle de niveau circuit
La manière dont ces composants vont se placer par rapport
au réseau à défendre va définir
le corps du firewall.